Historique

Historique


 

L’histoire de Lancieux est plus que millénaire. Yves Coppens, qui a fait ses premières fouilles archéologiques aux Ebihens, île fermant la magnifique Baie de Lancieux, y a découvert un village datant de l’époque Gallo-Romaine, preuve d’un peuplement très ancien de notre contrée.

C’est autour de l’an 500 que l’histoire de Lancieux débute avec le débarquement de Saint Séoc sur nos côtes. Ermite breton, disciple de Saint Brieuc,  il s’embarque pour l’Armorique à la mort de son maître et décide de poursuivre sa mission évangélisatrice. En longeant les côtes nord de ce qui est alors l’Armorique, il décide de s’implanter sur la presqu’île de Lancieux, à l’endroit où une source jaillit sous ses pieds. L’ermite fonde alors son premier monastère, probablement au tertre de la Roche, point culminant de Lancieux. De cet édifice, il ne reste aucune trace archéologique. A cette époque, les constructions sont en bois. Or, les invasions Viking du 10ème siècle ont fait d’immenses ravages et des abbayes beaucoup plus puissantes ne s’en sont jamais relevées. C’est probablement à cette époque que le monastère de St Séoc disparaît au profit de l’abbaye bénédictine de St Jacut. Celle-ci possèdera jusqu’à la Révolution une partie des terres de Lancieux. Après avoir appartenu à la Vicomté du Poudouvre, les terres de Lancieux sont divisées entre trois seigneurs  et l’abbaye bénédictine de St Jacut. Celle-ci édifie, sur Lancieux, au 15ème siècle, le moulin de Buglais, ainsi que la digue aux moines sous François 1er. Le lieu défriché par Saint Séoc porte alors le nom de Lann Séoc, « Lann » signifiant oratoire, monastère. On trouve les premières traces écrites de l’existence de ce lieu dans une bulle pontificale datant de 1163.

La vie de Lancieux se partage entre les travaux de la terre et les métiers de la mer. Les hommes partent très régulièrement en mer pour de longs mois à partir du port de Saint  Malo et les femmes gèrent les quelques terres agricoles louées ou possédées. Aux alentours du 14ème siècle, une église est construite, dont subsiste seul, aujourd’hui, le Clocher.

En 1748, Messire Louis Péan de Pontphilly, Seigneur de la Roche, fait construire, à ses frais, une seconde digue en bordure des marais de la Roche, afin de gagner des terres sur la mer. Les différentes digues construites permettent la formation de Polders attirant et abritant désormais de riches colonies d’oiseaux migrateurs, ainsi qu’une végétation et une flore très spécifique de ce milieu humide.

A la Révolution, tous les biens de l’Eglise et des Seigneurs sont vendus. La première municipalité est élue en 1790.

A partir de 1850, le tourisme balnéaire fait son apparition sur la Côte d’Emeraude. Malgré diverses tentatives de différentes Municipalités, il n’apparaît réellement à Lancieux qu’à partir de 1880.

Des villas commencent alors à voir le jour un peu partout sur la presqu’île.

Une nouvelle église est construite entre 1900 et 1902. L’ancienne église étant trop vétuste, elle est détruite à partir de 1904. Depuis, Lancieux vit principalement du tourisme La station accueille quelque 10000 personnes quotidiennement en juillet et août.

 
 
 

Robert William Service : un poète à Lancieux....
Robert William Service

Le poète Anglo-Canadien, Robert William Service (Preston 1874-Lancieux 1958) surnommé « Le Barde du Yukon » pour ses écrits poétiques dépeignant l’univers du Grand 
Nord Canadien lors de la Ruée vers l’Or de 1897, tomba amoureux de la baie de Lancieux pendant son voyage de noce en 1913. Depuis cette date, Robert Service séjourna chaque année à Lancieux où il appréciait l’atmosphère propice à cultiver son inspiration jusqu’à son décès en 1958. Il est inhumé dans le caveau familial au cimetière municipal de Lancieux.

En 1990, une plaque commémorative fut scellée au mur extérieur de l’Office du Tourisme. En 2002, l’École Municipale fut officiellement baptisée École Robert W. Service.

Les années passées à Whitehorse (Yukon) furent le fil conducteur débutant le lien de jumelage entre Lancieux et Whitehorse.  

Si vous souhaitez découvrir sa vie riche d’aventures et de voyages, n’hésitez pas à consulter le blog édité par son arrière-petite-fille Charlotte Service-Longépé, à l’adresse suivante : robertwservice.blogspot.com

Bonne lecture à toutes et à tous, fans de Robert W. Service.

 
Robert W. Service à Lancieux